De Uw à RE2020, de MaPrimeRénov' à DTU 36.5, tous les termes techniques que tu croises sur les devis, brochures et sites d'aides, expliqués en français clair par Cyril Voisin, artisan menuisier indépendant avec 20 ans d'expérience.
Le classement Ac mesure l'affaiblissement acoustique d'une menuiserie en décibels (dB).
Classes Ac1 (>= 28 dB) à Ac4 (>= 40 dB). Un logement sur axe passant doit viser Ac3 minimum (>= 37 dB). L'isolation acoustique dépend surtout de l'épaisseur et de l'asymétrie des verres (ex : 10 mm + 4 mm est meilleur que 4 mm + 4 mm), et de la qualité des joints.
Acotherm est un classement français qui note les menuiseries sur deux critères : isolation thermique (Th) et isolation acoustique (Ac).
Exemple : une fenêtre Th11 Ac2 signifie très bonne isolation thermique et correcte isolation acoustique. Les classes thermiques Th vont de Th4 à Th11 (plus le chiffre est élevé, plus la fenêtre isole). Utile pour comparer deux fenêtres sur une base synthétique et française, sans comparer uniquement des Uw bruts.
L'ACV mesure l'impact environnemental d'un produit sur toute sa durée de vie : extraction matières, fabrication, transport, pose, usage, fin de vie.
Critère central de la RE2020 en construction neuve. Sur les menuiseries, l'ACV favorise le bois (puits de carbone), puis l'aluminium recyclé, puis le PVC. Les fabricants publient une FDES (Fiche de Déclaration Environnementale et Sanitaire) qui détaille ces indicateurs.
Le classement AEV note une menuiserie sur trois critères d'étanchéité : à l'air (A), à l'eau (E), au vent (V).
Chaque lettre est suivie d'un chiffre (plus élevé = mieux). Exemple : A*4 E*7B V*C3. En Bourgogne ou en Yonne, viser A*3 E*5B V*A2 minimum. En bord de mer ou en zone de vent fort, monter à A*4 E*9A V*B4. C'est un des classements les plus utiles pour comparer deux devis.
L'ANAH gère les aides à la rénovation de l'habitat pour les propriétaires modestes et très modestes, incluant MaPrimeRénov' Parcours Accompagné.
Pour les rénovations d'ampleur (bouquet de travaux avec gain énergétique >= 35 %), l'ANAH finance jusqu'à 65 % du coût selon les revenus. Obligatoire : passer par un Accompagnateur Rénov'. À privilégier si tu refais toiture + fenêtres + chauffage en même temps plutôt que seule une étape.
De nombreuses régions, départements et communes ajoutent leurs propres aides à la rénovation énergétique, cumulables avec MaPrimeRénov'.
En Bourgogne-Franche-Comté, l'aide Effilogis couvre l'audit énergétique et certains travaux. Certains départements (Yonne) ou EPCI (Auxerrois) ajoutent des primes locales fenêtres de 200 à 1000 €. Vérifie systématiquement auprès de l'espace conseil France Rénov' de ta région.
L'aluminium permet des profilés fins, rigides, très durables, idéals pour les grandes baies vitrées et le design moderne.
Obligatoire avec rupture de pont thermique (RPT) pour isoler correctement : le cadre extérieur et intérieur est séparé par une barrette plastique. Les fenêtres aluminium se recyclent indéfiniment, n'ont quasiment pas besoin d'entretien, et sont 30 à 40 % plus chères que le PVC à performance équivalente.
Une baie levant-coulissant soulève le vantail de quelques millimètres avant de le faire glisser : étanchéité et isolation supérieures à une coulissante classique.
À l'arrêt, le vantail est plaqué contre les joints du dormant (étanchéité parfaite). Au déclenchement de la poignée, il se soulève pour glisser sans frottement. Solution premium pour les baies de plus de 3 mètres en construction BBC ou passive. Tarif 40 à 60 % au-dessus d'une coulissante standard.
Une baie à galandage est une coulissante dont les vantaux disparaissent entièrement dans les murs latéraux : ouverture 100 % dégagée.
Solution haut de gamme pour faire communiquer intérieur et extérieur sans rail ni montant visibles. Demande des murs creux suffisamment épais (mini 10 cm de chaque côté) et une technicité de pose supérieure. Budget 3 à 5 fois celui d'une baie coulissante classique.
La battée est la surface de contact entre l'ouvrant et le dormant, où se logent les joints d'étanchéité.
Une fenêtre à double battée (joint intérieur et joint central) est plus étanche qu'une simple battée. C'est un critère à vérifier sur les classements AEV (air, eau, vent) : une meilleure battée donne une meilleure classe d'étanchéité.
Le blower door test mesure l'étanchéité à l'air d'un bâtiment en le mettant en surpression ou dépression avec un ventilateur calibré monté sur une porte.
Obligatoire en RE2020 pour valider une construction neuve. Résultat exprimé en Q4Pa-surf (m³/h/m² sous 4 Pa). Seuils : 0,60 maison individuelle, 1,00 logement collectif. Un mauvais résultat révèle souvent des fuites aux menuiseries (calfeutrement bâclé, joints défectueux).
Le bois est le matériau historique de la menuiserie : excellent isolant thermique et acoustique, unique sur l'esthétique patrimoniale.
Les essences courantes sont le chêne, le pin sylvestre, le meranti et le moabi. Il demande un entretien tous les 5 à 10 ans (lasure ou peinture). Coût : comparable à l'aluminium, supérieur au PVC. Souvent imposé dans les zones protégées (ABF, Bâtiments de France) et pour la rénovation patrimoniale.
Le calfeutrement est l'étanchéité créée autour du dormant lors de la pose, entre la maçonnerie et la menuiserie.
Mousse expansive, joint compribande, bande d'étanchéité EPDM : chaque couche a son rôle. Un mauvais calfeutrement crée des ponts thermiques et des infiltrations d'eau. C'est souvent la différence entre un devis 20 % moins cher qui bâcle et une pose durable selon le DTU 36.5.
Un carport est un abri de voiture ouvert sur les côtés, avec toiture plate ou inclinée, adossé à la maison ou autoporté.
Budget 2 000 à 10 000 € selon les matériaux (bois, aluminium) et la surface. Jusqu'à 20 m² d'emprise au sol, simple déclaration préalable suffit. Au-delà, permis de construire. Solution intermédiaire entre le stationnement nu et le garage fermé.
Les CEE sont un dispositif qui oblige les fournisseurs d'énergie (EDF, Total, Carrefour, etc.) à financer des travaux de rénovation chez les particuliers.
Montant variable selon le fournisseur, la zone climatique et les revenus. Cumulable avec MaPrimeRénov'. Pour les fenêtres, prime classique de 30 à 100 € par équipement. Important : signer le devis APRÈS la demande CEE, jamais avant, sinon la prime est perdue.
Le chèque énergie est une aide automatique envoyée aux foyers modestes pour payer factures d'énergie ou travaux de rénovation.
Montant entre 48 € et 277 € par an selon les revenus et la composition du foyer. Utilisable pour régler une partie des travaux de menuiserie auprès d'un artisan qui l'accepte. Cumulable avec MaPrimeRénov' et CEE. Démarche : aucune, envoi automatique selon la déclaration fiscale.
La crémone est le mécanisme intérieur qui verrouille l'ouvrant sur le dormant, actionné par la poignée.
Une crémone multi-points (3 à 5 points de verrouillage) renforce l'étanchéité et la sécurité anti-effraction. C'est une différence importante entre une fenêtre d'entrée de gamme (crémone un seul point) et une fenêtre premium. Vérifie toujours le nombre de points sur ton devis.
La déclaration préalable (DP) est la démarche d'urbanisme pour les petits travaux ne nécessitant pas un permis de construire.
Nécessaire pour : remplacement de fenêtres modifiant l'aspect extérieur (couleur, matériau, forme), véranda ou pergola entre 5 et 20 m² (ou 40 m² en zone urbaine PLU), carport, abri de jardin. Délai d'instruction 1 mois. Dépôt en mairie avec formulaire Cerfa 13703.
Le dormant est le cadre fixe d'une fenêtre, scellé dans la maçonnerie. C'est lui qui reçoit les ouvrants.
Sa largeur conditionne l'épaisseur totale de la menuiserie. En rénovation, on pose souvent un dormant neuf par-dessus l'ancien (pose en rénovation), ce qui réduit la surface vitrée de 5 à 10 %. Une dépose totale permet de conserver la surface vitrée d'origine.
Le double vitrage est composé de deux verres séparés par une lame d'air ou de gaz, standard en rénovation et construction neuve.
Configuration typique : 4/16/4 (verre 4 mm, lame argon 16 mm, verre 4 mm). Un bon double vitrage avec argon et couche faiblement émissive atteint Ug = 1,1 W/m².K. C'est suffisant dans 80 % des cas pour une rénovation en climat tempéré.
Le DTU 36.5 est la norme française qui encadre la pose des menuiseries extérieures : règles d'étanchéité, fixations, calfeutrement, finitions.
Un poseur RGE est tenu de respecter le DTU 36.5. Un mauvais respect du DTU invalide la garantie décennale en cas de sinistre. Vérifie que ton devis mentionne expressément "pose conforme DTU 36.5" : c'est la base minimale pour une pose correcte.
L'éco-PTZ est un prêt sans intérêts de l'État pour financer les travaux de rénovation énergétique, dont le remplacement des fenêtres.
Montant jusqu'à 30 000 € selon la nature des travaux, remboursable sur 15 à 20 ans sans intérêts. Conditions : logement de plus de 2 ans, entreprise RGE, performance minimale (Uw <= 1,3 W/m².K). Cumulable avec MaPrimeRénov' et CEE. Souvent sous-utilisé car méconnu des particuliers.
L'emprise au sol est la projection verticale au sol du volume d'une construction, débords et surplombs compris.
Indicateur clé en urbanisme : une véranda de 19 m² d'emprise au sol reste en déclaration préalable, passé 20 m² c'est un permis de construire (sauf zone urbaine PLU où le seuil monte à 40 m²). Inclut les auvents, balcons fermés, pergolas avec toiture fixe.
Une extension vitrée est un agrandissement de la maison avec structure en murs + toiture, intégrant de grandes surfaces vitrées.
Différente de la véranda : l'extension est souvent construite en ossature bois ou maçonnerie, avec toiture isolée et baies vitrées intégrées. Budget 2 000 à 3 500 €/m². Considérée comme surface habitable intégrale : permis de construire obligatoire au-delà de 20 m² (ou 40 m² en zone PLU).
La fenêtre à la française s'ouvre vers l'intérieur sur un axe vertical (gond latéral). C'est le système d'ouverture le plus classique en France.
Avantages : passage d'air maximal, nettoyage facile des deux côtés, crémone robuste. Inconvénients : encombre l'espace intérieur quand elle est ouverte, ne permet pas d'aération sécurisée pendant l'absence. Souvent doublée d'un système oscillo-battant pour compenser.
La fenêtre à soufflet bascule vers l'intérieur par son axe supérieur : ouverture limitée mais aération continue possible.
Utile pour les salles de bain, les WC, les caves ventilées, ou en imposte au-dessus d'une porte. Sécurise contre les intrusions puisque l'ouverture ne permet pas le passage. Le mode soufflet est aussi une des deux positions de l'oscillo-battante.
La fenêtre basculante pivote sur un axe horizontal situé au milieu de l'ouvrant, souvent utilisée pour les fenêtres de toit.
Velux est devenu le nom générique de la fenêtre basculante de toit. Ouverture 180° pour le nettoyage extérieur depuis l'intérieur. Limites : mauvaise étanchéité à la pluie battante, condensation fréquente, besoin d'isolation spécifique sur le dormant en pleine toiture.
La fenêtre coulissante s'ouvre en glissant horizontalement sur un rail, sans empiéter sur l'espace intérieur.
Idéale pour les grandes baies (>= 2 m de large) et les pièces étroites où une fenêtre à la française gênerait. Classement AEV généralement moins bon qu'une oscillo-battante sur l'étanchéité à l'air. Existe en version 2, 3 ou 4 vantaux selon la largeur.
L'oscillo-battante combine deux modes dans un seul ouvrant : ouverture à la française (rotation verticale) et bascule en soufflet (rotation horizontale par le haut).
Le mode bascule permet d'aérer sans ouvrir totalement, utile en cas de pluie ou en présence de jeunes enfants. C'est devenu le standard des fenêtres modernes en France, quasi toujours inclus dans le prix d'une fenêtre neuve. La poignée a trois positions distinctes.
La fibre de verre est un matériau composite rare en France, offrant une stabilité dimensionnelle parfaite et une excellente isolation.
Très présente en Amérique du Nord, encore marginale chez nous. Avantages : dilatation quasi nulle quelle que soit la température, durabilité sur 40 à 50 ans, isolation supérieure au PVC. Limites actuelles en France : peu de fabricants, prix supérieur à l'aluminium, SAV plus compliqué.
L'EPDM est un caoutchouc synthétique utilisé pour les joints d'étanchéité des fenêtres. Très résistant au froid, à la chaleur et aux UV.
Durée de vie 20 à 30 ans sans dégradation visible. C'est le standard des fenêtres de qualité. Les joints EPDM se remplacent si besoin sans changer la fenêtre. À comparer au PVC souple d'entrée de gamme qui se durcit et fissure en 8 à 10 ans.
Le joint silicone est utilisé pour sceller la jonction entre la menuiserie et la maçonnerie, côté intérieur et extérieur.
Le silicone extérieur doit être neutre (pas acétique) pour ne pas corroder l'aluminium ni tacher la pierre. Un joint silicone mal posé se fissure en 2 à 5 ans et laisse passer l'eau. À distinguer des joints structurels EPDM qui étanchent ouvrant et dormant.
Le label CEKAL certifie la qualité et la durabilité des vitrages isolants fabriqués en France ou importés.
Un vitrage CEKAL a passé des tests d'étanchéité, de durée de vie du gaz isolant (argon), et de résistance mécanique. La garantie constructeur CEKAL est de 10 ans sur le maintien des performances. À exiger sur ton devis pour éviter les vitrages d'importation bas de gamme qui perdent leur argon en 5 ans.
Le label RGE est obligatoire pour bénéficier des aides publiques (MaPrimeRénov', CEE, éco-PTZ, TVA 5,5 %) sur les travaux de rénovation énergétique.
Délivré pour 4 ans par Qualibat, Qualit'ENR ou Qualifelec selon la spécialité. Pour les menuiseries, la mention est "Qualibat RGE Menuiseries extérieures". Vérifie sur france-renov.gouv.fr que le label est à jour avant signature : sans RGE actif, pas d'aides.
MaPrimeRénov' est l'aide principale de l'État pour la rénovation énergétique des logements, y compris les menuiseries extérieures.
Versée par l'Anah, elle s'adresse aux propriétaires et certains bailleurs. Le montant dépend des revenus (4 catégories : Bleu, Jaune, Violet, Rose) et du type de travaux. Pour les fenêtres, plafond de dépense 100 €/m² TTC, avec prime de 40 à 100 €/équipement selon la catégorie. Obligatoire : artisan RGE et Uw <= 1,3 W/m².K.
Le marquage CE est obligatoire pour toutes les menuiseries vendues dans l'Union Européenne : il atteste un minimum réglementaire, pas une qualité supérieure.
C'est une déclaration du fabricant (pas d'audit tiers obligatoire). Un produit CE coche la case légale mais peut être très bas de gamme. Pour un vrai gage de qualité, cherche en plus les certifications NF, Acotherm, CEKAL, ou Qualibat côté poseur.
Un meneau est l'élément vertical qui sépare deux ouvrants ou deux panneaux vitrés dans une même menuiserie.
Dans les fenêtres à deux vantaux classiques, le meneau porte la crémone centrale. Un meneau fin (aluminium) permet d'optimiser la surface vitrée. Dans les maisons anciennes, les meneaux en pierre taillée imposent des dimensions sur mesure à la menuiserie intégrée.
Le bois-alu combine un intérieur bois (chaleur esthétique, isolation) et un extérieur aluminium (zéro entretien, résistance climatique).
Cette solution premium coûte 30 à 50 % de plus que l'aluminium seul. Elle est particulièrement pertinente pour les maisons neuves haut de gamme, les rénovations exigeantes côté sud, et les clients qui veulent l'esthétique bois côté pièce sans l'entretien extérieur.
La marque NF est une certification volontaire qui atteste la conformité d'une menuiserie à des normes françaises strictes.
NF Fermetures, NF CSTBat : plusieurs déclinaisons existent selon le type de produit. Une menuiserie NF est contrôlée en usine par un organisme tiers indépendant. Plus fiable que le simple marquage CE pour éviter les produits d'import à qualité variable.
L'ouvrant est la partie mobile d'une fenêtre : celle qui s'ouvre et porte le vitrage. On l'appelle aussi vantail.
Un ouvrant peut être à la française, oscillo-battant, coulissant, basculant ou à soufflet. Son poids dépend du vitrage et limite la taille maximale des grandes baies (au-delà de 2,4 m de haut, on bascule souvent sur du coulissant).
Les parcloses sont les baguettes qui maintiennent le vitrage dans l'ouvrant depuis l'intérieur.
Toujours posées côté intérieur pour empêcher le démontage du vitrage par l'extérieur (anti-effraction). Sur les fenêtres aluminium, elles sont clipsées. Sur les fenêtres bois, elles sont souvent clouées ou vissées, démontables pour changer un vitrage cassé sans remplacer l'ouvrant entier.
La paumelle est l'articulation qui relie l'ouvrant au dormant, permettant l'ouverture et la fermeture.
Trois paumelles par vantail est la norme pour les fenêtres lourdes (triple vitrage, grandes dimensions). Les paumelles modernes sont réglables en trois dimensions (hauteur, profondeur, serrage) pour corriger les affaissements dans le temps. Un défaut de paumelle crée des frottements, des entrées d'air, et réduit la durée de vie.
Sous-catégorie de la pergola bioclimatique : les lames du toit pivotent de 0° (fermé) à 140° pour moduler ombre, ventilation et collecte d'eau de pluie.
Motorisation et automatismes météo (pluie, vent, soleil) souvent inclus dès le milieu de gamme. Les lames s'ouvrent en éventail, créant une ventilation verticale très efficace. Budget 10 000 à 30 000 € selon dimensions et niveau de finition.
Une pergola bioclimatique est une structure ouverte avec toit à lames orientables qui s'ajustent pour laisser passer ou bloquer le soleil.
Lames en aluminium motorisées, parfois avec capteurs pluie et vent. Utilisable en été pour créer de l'ombre sans enfermer l'espace, en mi-saison pour profiter du soleil. Budget 8 000 à 25 000 € selon surface et options (stores latéraux, éclairage, chauffage radiant).
Le permis de construire est la démarche d'urbanisme pour les grandes constructions et extensions : véranda > 20 m², maison neuve, changement de destination.
Délai d'instruction 2 à 3 mois (jusqu'à 6 en secteur protégé). Obligatoire : architecte si la surface totale dépasse 150 m² habitables. Dépôt en mairie avec formulaire Cerfa 13406 ou 13409. Doit être affiché sur le terrain pendant toute la durée des travaux.
La poignée actionne la crémone pour ouvrir, fermer ou basculer la fenêtre.
Sur une oscillo-battante, la poignée a trois positions : bas (fermée), horizontale (ouverture à la française), haute (bascule soufflet). Les poignées avec clé sécurisent la fenêtre, recommandées pour les pièces accessibles (rez-de-chaussée, balcon).
La pose en applique fixe la menuiserie sur la face intérieure du mur, devant l'isolant. Courante en construction neuve avec isolation par l'extérieur.
Permet de conserver une bonne continuité d'isolation entre le mur et la fenêtre. Demande un habillage extérieur (tapée, volet roulant, bavette) pour fermer la liaison. Pose exigeante techniquement : mauvaise exécution = ponts thermiques et infiltrations.
La pose en feuillure s'appuie sur un rebord du mur déjà existant (la feuillure) pour positionner le dormant.
Très courante en rénovation de maisons anciennes où la feuillure d'origine est conservée. Facilite l'étanchéité extérieure grâce au retour du mur. Demande une prise de cotes précise pour que la menuiserie vienne pile dans la feuillure sans retailler le mur.
La pose en rénovation consiste à fixer le nouveau dormant par-dessus l'ancien dormant, sans toucher à la maçonnerie.
Rapide (1 à 2 heures par fenêtre), pas de casse, pas de retouches peinture. Inconvénient : perte de 5 à 10 % de surface vitrée (le nouveau dormant chevauche l'ancien). Solution recommandée quand l'ancien dormant est en bon état et bien scellé.
La pose en tunnel fixe le dormant dans l'épaisseur du mur, sans débord intérieur ni extérieur.
Historique dans les constructions anciennes en pierre. Permet de conserver l'aspect extérieur, mais exige une bonne maîtrise du calfeutrement (mousse expansive, compribande). Refroidit le dormant en hiver, donc performance thermique inférieure à la pose en applique.
Le PVC est le matériau de menuiserie le plus vendu en France : bon rapport qualité-prix, isolation correcte, entretien minimal.
Un profilé PVC multi-chambres avec renfort acier offre un Uf autour de 1,3 W/m².K pour un tarif 30 à 40 % moins cher que l'aluminium. Ses limites : moins de finesse esthétique, jaunissement possible sur les blancs premier prix, et pertes de performance sur les grandes baies.
La RE2020 est la réglementation thermique et environnementale applicable à toutes les constructions neuves déposées depuis 2022.
Elle remplace la RT2012 en ajoutant un volet carbone (ACV du bâtiment) et en renforçant les exigences thermiques. Les menuiseries neuves doivent afficher de très bons Uw (souvent <= 1,3 W/m².K). La RE2020 pousse au triple vitrage et à des bois certifiés, mais ne concerne pas la rénovation.
RepèreApplicable constructions neuves depuis 01/2022
La RT2012 était la réglementation thermique française pour les bâtiments neufs entre 2013 et 2022, remplacée par la RE2020.
Elle imposait un Bbio (besoin bioclimatique) maximal et une consommation primaire plafonnée à 50 kWh/m²/an. Historiquement, c'est la norme qui a généralisé le double vitrage performant dans le neuf. Encore mentionnée sur les DPE et factures d'énergie des logements construits entre 2013 et 2021.
Anciens modes de calcul de surface en urbanisme : SHOB (surface hors oeuvre brute) et SHON (surface hors oeuvre nette), remplacés depuis 2012 par la surface de plancher.
On peut encore trouver ces termes sur des PLU anciens ou certificats d'urbanisme. Aujourd'hui, deux notions comptent : surface de plancher (intérieur hors murs) et emprise au sol (empreinte extérieure). Bien identifier les deux car les seuils de DP et PC s'appliquent différemment.
Un studio de jardin est une petite construction indépendante à usage d'habitation, de bureau ou de loisir, installée sur le terrain d'une maison.
Surface < 20 m² : déclaration préalable suffit. Au-delà : permis de construire. Budget 15 000 à 60 000 € pour un studio isolé et équipé. Attention au PLU : certaines communes interdisent l'habitation permanente en annexe.
Le Sw exprime la capacité d'une fenêtre à laisser passer l'énergie solaire dans ton logement. Plus il est élevé, plus tu récupères de chaleur gratuite en hiver.
Le Sw est compris entre 0 et 1. Au nord, on cherche un Sw élevé (>= 0,5) pour compenser l'absence de soleil. Au sud en région chaude, on baisse le Sw avec un vitrage à contrôle solaire pour éviter la surchauffe estivale. MaPrimeRénov' impose aussi un seuil sur le Sw selon le climat.
RepèreSw typique : 0,35 (contrôle solaire) à 0,62 (clair)
Un test infrarouge visualise les ponts thermiques et les fuites d'air d'un logement en captant les différences de température des surfaces.
Se réalise en hiver avec écart de température intérieur / extérieur d'au moins 10°C. Permet d'identifier les fenêtres mal isolées, les défauts de pose (calfeutrement manquant), les ponts thermiques liaison mur-fenêtre. Tarif indicatif 250 à 600 € pour un audit complet.
Une tiny house est une micro-maison de 10 à 40 m² sur roues ou sur terrain fixe, pensée pour un mode de vie minimaliste et mobile.
Sur remorque : considérée comme caravane (pas de taxe foncière, pas de permis), mais stationnement longue durée soumis à règles PLU. Sur fondations : construction classique avec permis. Budget 25 000 à 90 000 € selon finitions et équipements.
Le TLw mesure le pourcentage de lumière visible qui traverse la fenêtre.
Exprimé entre 0 et 1 (ou en pourcentage), le TLw indique la clarté effective de la pièce. Un vitrage très isolant fait souvent chuter le TLw sous 0,60. C'est important pour les pièces de vie où l'apport lumineux naturel compte autant que l'isolation.
Une traverse est un élément horizontal qui sépare deux vantaux ou deux zones vitrées dans une fenêtre.
On parle de traverse haute, traverse basse (souvent renforcée pour les portes-fenêtres), et traverse intermédiaire. Les traverses pèsent sur le Uw global car elles créent des surfaces opaques moins isolantes que le vitrage moderne.
Le triple vitrage ajoute un verre intermédiaire : meilleure isolation thermique et acoustique, mais alourdit la fenêtre.
Pertinent pour la construction neuve basse consommation, les expositions nord très froides, et les logements proches d'une nuisance sonore. En rénovation classique, il est souvent surdimensionné : le surcoût de 15 à 25 % n'est pas toujours rentabilisé. Le Sw baisse aussi, donc moins d'apport solaire en hiver.
La TVA à 5,5 % s'applique aux travaux de rénovation énergétique dans les logements de plus de 2 ans, au lieu de la TVA à 20 %.
Appliquée directement par l'artisan sur sa facture (pas de démarche à faire). Le logement doit avoir plus de 2 ans, les travaux doivent respecter des critères de performance (Uw <= 1,3 W/m².K pour les fenêtres). Économie immédiate de 14,5 points sur le coût des travaux.
Le Ud mesure la performance thermique globale d'une porte d'entrée posée.
Exprimé en W/m².K, il inclut le panneau plein, les éventuels vitrages et le dormant. Pour MaPrimeRénov' sur une porte d'entrée donnant sur l'extérieur, le Ud doit être inférieur ou égal à 1,7 W/m².K. Une porte d'entrée aluminium premium descend à 0,8 W/m².K.
Le Uf mesure l'isolation thermique du profilé (dormant et ouvrant) hors vitrage.
Plus la matière du cadre isole, plus le Uf est bas. Un profilé aluminium à rupture de pont thermique est autour de 1,8 W/m².K, un PVC multi-chambres autour de 1,3 W/m².K, un bois massif autour de 1,4 W/m².K. C'est la raison pour laquelle un mauvais profilé aluminium peut plomber le Uw global d'une fenêtre.
Le Ug mesure l'isolation thermique du vitrage seul, sans tenir compte du dormant ni du cadre.
Exprimé en W/m².K, le Ug est calculé au centre du vitrage. Un double vitrage standard est à 2,7 W/m².K, un double vitrage VIR à 1,1 W/m².K, un triple vitrage à 0,6 W/m².K. C'est un des critères pour comparer deux devis qui proposent le même matériau.
Le Uw mesure la performance thermique globale d'une fenêtre posée : plus il est bas, moins la fenêtre laisse fuir la chaleur.
Le coefficient Uw tient compte du vitrage, du profilé et des joints. Il s'exprime en W/m².K. Pour bénéficier de MaPrimeRénov' sur une fenêtre, le Uw doit être inférieur ou égal à 1,3 W/m².K. Les meilleures fenêtres actuelles descendent à 0,8 W/m².K avec triple vitrage.
Une véranda 4 saisons est isolée thermiquement comme une pièce à vivre : utilisable toute l'année, même en hiver.
Budget moyen 25 000 à 60 000 €. Obligations : isolation toiture performante, vitrages à contrôle solaire et VIR, chauffage intégré. Contrepartie : imposée dans le calcul de surface habitable, entre dans le DPE, soumise aux mêmes règles thermiques qu'une extension classique.
Une véranda bioclimatique utilise le soleil passif pour se chauffer en hiver et s'aérer naturellement en été.
Souvent située au sud ou sud-est, avec ventilation haute et basse, vitrages peu isolants mais maximisant l'apport solaire (Sw élevé). Non conçue pour être habitable l'hiver : température intérieure suit l'extérieur avec décalage de 5 à 10°C. Budget 15 000 à 30 000 €.
Un vitrage à contrôle solaire (ITR) filtre une partie du rayonnement solaire pour limiter la surchauffe en été tout en gardant un bon niveau lumineux.
Indispensable sur les grandes baies exposées sud ou ouest en région chaude (Midi, Sud-Ouest, Sud-Est). Il abaisse le facteur solaire Sw à 0,30-0,40 au lieu de 0,60. Contrepartie : moins de chaleur gratuite captée l'hiver et reflet légèrement coloré à l'extérieur.
L'argon est un gaz inerte qui remplace l'air dans la lame entre les deux verres pour améliorer l'isolation thermique.
L'argon isole environ 30 % mieux que l'air sec. C'est quasi standard aujourd'hui, mais vérifie bien qu'il est mentionné sur ton devis : certains fabricants économisent en gardant de l'air classique. Le krypton (plus rare, plus cher) isole encore mieux mais reste marginal.
Le VIR est un vitrage avec couche métallique quasi invisible qui renvoie la chaleur intérieure dans la pièce au lieu de la laisser s'échapper.
Standard sur quasiment tous les doubles vitrages modernes. Baisse le Ug de 2,7 (vitrage clair) à 1,1 W/m².K. C'est la technologie qui a rendu le double vitrage compatible avec les seuils MaPrimeRénov' sans passer au triple vitrage.
Le vitrage feuilleté est composé de deux verres collés par un film PVB : sécurité anti-effraction et anti-blessure.
En cas de bris, le verre reste collé au film. Codé 44.2 (4 mm + 4 mm + 2 films PVB) pour le niveau sécurité standard, 44.6 ou 44.10 pour les retardateurs d'effraction. Obligatoire pour les baies vitrées basses, les toitures vitrées, et recommandé pour les portes-fenêtres en rez-de-chaussée.
Le volet roulant est une occultation à lames articulées qui s'enroule dans un coffre placé au-dessus de la fenêtre.
Trois types de coffre : tunnel (intégré au mur, invisible), rénovation (apparent intérieur), bloc-baie (intégré avec la fenêtre, optimal thermiquement). La motorisation filaire est fiable à 20 ans, la radio plus pratique mais batterie à surveiller.